Règle de vie du Grand Séminaire Paul VI (partie 1)

ORIENTATIONS FONDAMENTALES SPIRITUELLES

CHAPITRE PREMIER : LA VIE SPIRITUELLE

« Pour moi, vivre, c’est le Christ. Je vis mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi »

En entrant au Grand Séminaire, les jeunes gens manifestent leur désir de suivre le Christ, l’Unique Prêtre. Leur premier souci sera d’avoir le regard de contemplation qui veut aussi traduire leur amour pour celui qui les a séduits. Il leur permettra de découvrir rapidement que tout au Grand Séminaire, depuis les structures jusqu’aux personnes, veut les aider à grandir et à tout récapituler en Christ. En effet par différentes pistes (intellectuelle, morale, communautaire, pastorale) la formation au Séminaire tire son unité et sa cohésion interne de l’Expérience Spirituelle de la rencontre avec le Christ Vivant, objet du désir des candidats au sacerdoce.
S’ils ont le regard fixé sur le Seigneur qui redit à chacun d’eux : « Viens, suis-moi », et s’ils font l’effort de se nourrir de la Parole de Dieu et du Corps du Christ, sources de Vie, les séminaristes découvriront avec joie l’importance de la vie spirituelle, (de la vie de prière) qui seule donne un sens véritable à toute présence au Grand Séminaire. En effet, c’est la vie dans l’intimité avec le Christ qui précise et dynamise toute vocation. Elle seule peut faire grandir les futurs prêtres dans la lumière, la vérité, l’amour. Elle seule peut faire comprendre que devenir prêtre c’est donner toute sa vie au Seigneur pour l’Evangélisation et par amour pour le Christ et son Eglise.
Cela est folie aux yeux du monde. Mais cette folie est motif de fierté pour tous ceux qui trouvent leur joie et leur épanouissement dans le don total de leur personne, et qui font leur, le témoignage de Saint Paul qui est profession de foi en même temps que programme de vie : Pour moi, vivre c’est le Christ.
Dans notre monde en pleine mutation, il y a nécessité pour les séminaristes d’harmoniser leurs besoins légitimes avec la situation concrète de notre pays en voie de développement et de notre Eglise locale encore jeune qui se cherche au milieu de mille et une difficultés.
Ils doivent harmoniser leurs besoins tout à fait légitimes avec les exigences immuables de la vie en Jésus Christ. Dans l’un et l’autre cas, ils sont invités à opter volontairement, librement pour la simplicité de vie, la pauvreté, la communion avec les petits, les pauvres etc.
Dans les circonstances actuelles de notre pays, une telle vie n’est possible que si l’on se laisse guider par le Christ lui-même. Lui qui est lumière au-delà de toute lumière et Prêtre Eternel saura faire découvrir aux séminaristes le sens du don total à travers la pauvreté, l’obéissance, la chasteté.

I/ LA PAUVRETE
Les hommes de notre temps sont tous engagés dans la course aux biens matériels qui réveille et avive les égoïsmes particuliers. Mais malgré la cohue générale, la voix du Seigneur parvient aux oreilles de tel ou tel : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir… Va, vends tout ce que tu possèdes, donne le revenu aux pauvres puis, viens et suis-moi… et surtout n’oublie pas que si les renards ont leurs terriers et les oiseaux du ciel leurs nids, le Fils de l’Homme, (lui) n’a pas où reposer la tête. »
Il y a là plus qu’un bémol devant le désir pourtant normal et légitime de se procurer des biens matériels importants pour venir en aide aux parents.
S’ils regardent la pauvreté non pas comme une brimade mais comme une des conditions essentielles pour vivre avec le Christ, les séminaristes se sentiront heureux d’imiter le Maître qui sait, comme son père, ce dont ils ont besoin eux et leurs parents.
L’autre nom de la pauvreté c’est la générosité qui conduit à l’oubli de soi et au partage. Cette générosité, pour les prêtres et donc pour les séminaristes, se manifeste principalement par leur entière disponibilité qui est la qualité première du Serviteur et par le partage des biens matériels, spirituels et intellectuels.

II/ L’OBEISSANCE
L’obéissance chrétienne n’est pas une abdication de sa personnalité. Elle est imitation du Christ qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort pour rejoindre la volonté de son Père. Dans l’obéissance, le chrétien veut rejoindre la volonté de Dieu. C’est pourquoi les séminaristes qui désirent être entièrement au service du Seigneur et vivre en intimité avec lui, apprendront à soumettre leur volonté à celle de Dieu qui s’exprime par les structures du séminaire. C’est là d’abord et non ailleurs qu’ils devront trouver leur épanouissement.
Il est bon de noter que l’obéissance doit être considérée comme une des nombreuses conséquences du don total à Dieu. Elle est une forme plus exigeante encore de la pauvreté. En effet, passe encore qu’on ne possède rien, mais ne pas s’appartenir, quel dépouillement ! Renoncer volontairement à décider pour soi mais faire confiance à celui qui est constitué en autorité pour nous indiquer la route à suivre, après un dialogue simple et franc mais respectueux, voilà qui est évangélique.

III/ LA CHASTETE
Le don total au Seigneur suppose un amour total qui doit être vécu chez les prêtres dans la chasteté parfaite. Les séminaristes dont la vie spirituelle est une initiation à celle des prêtres seront formés avec un soin diligent à la chasteté. Déjà au séminaire ils doivent vivre dans la chasteté qui sera regardée non pas comme un mépris du mariage mais comme un renoncement à la société conjugale à cause du royaume des cieux (cf.Mt19,12 ; Décret sur la Formation des Prêtres n°10).
Dans la chasteté, les séminaristes adhèrent au Seigneur par un amour sans partage qui convient profondément à la Nouvelle Alliance et ils y trouvent une aide particulièrement apte à l’exercice continuel de cette charité parfaite qui leur permet d’être à tous dans le ministère. Comme l’obéissance, la chasteté, elle aussi, est une forme du don total à Dieu fait dans l’amour et qui permet, avec la grâce de Dieu une maîtrise de l’âme et du corps. Et cette grâce, les séminaristes peuvent la puiser en permanence en Christ surtout que pour eux, « vivre c’est le Christ. »
Relativiser la chasteté sacerdotale c’est reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre ; c’est remettre en question le don total de sa personne au Seigneur. C’est compromettre à l’avance toute sa vie sacerdotale qui se déroulera dans la pénombre de l’hypocrisie et de la duplicité.
Les éducateurs devront adopter une position, sans équivoque, devant les problèmes concernant la chasteté sacerdotale. Et cette position ne peut être que celle de l’Eglise Romaine qui est la nôtre. Les éducateurs seront particulièrement vigilants et sauront reprendre avec affection paternelle mais avec fermeté les séminaristes qui, dans ce domaine de la chasteté, érigeraient leurs faiblesses en principe ou qui trouveraient normales leurs chutes répétées.
Ils n’hésiteront pas dans certains cas à aller jusqu’à proposer ou décider un changement d’orientation. Mais il vaut mieux prévenir que guérir. C’est pourquoi les responsables veilleront à donner aux séminaristes une éducation affective positive, par l’acquisition de quelques vertus comme la prudence et la sincérité, informées par la foi et la piété.

1. La Prudence
Pour vivre la chasteté, il y a lieu pour les séminaristes de cultiver dès le séminaire, la vertu de prudence. Que le désir tout à fait légitime de partager la vie des autres jeunes ne conduise pas les candidats au sacerdoce à l’oubli de leur idéal qui est de se donner totalement au Seigneur par amour pour lui et pour le monde à évangéliser. Que leur désir tout à fait légitime d’être de leur temps ne les engage pas dans une vie d’impureté et quelquefois de débauche qui a pour premières conséquences le manque d’intérêt, de ressort pour les choses de Dieu et de l’Eglise, et surtout le manque de sincérité.

2. La Sincérité
Le désir que les séminaristes ont de vivre avec le Christ et en Christ les amène à placer toute leur vie sous le regard de Dieu, c’est-à-dire dans la vérité, la sincérité, qui ne tolère pas la duplicité, le mensonge, la malhonnêteté mais stimule à la franchise qui libère et forme la personnalité.
Le conseiller spirituel appelé communément directeur spirituel aidera les séminaristes à réfléchir et à prendre des décisions concernant leur vie et leur communauté à la lumière du Christ qui est la voie, la vérité et la Vie.

CHAPITRE DEUXIEME : LA VIE COMMUNAUTAIRE

Les séminaristes qui essaient de vivre avec le Christ découvrent rapidement que leur vie ne peut se dérouler que dans une communauté. C’est en Eglise en effet, que le Christ nous sauve. Et l’appel au sacerdoce est un appel à se mettre au service de la communauté mais comme membre à part entière de cette communauté.
Dans le cadre du séminaire c’est donc ensemble que les futurs serviteurs du peuple de Dieu se préparent à leur rôle, à leur vie de demain. Ils s’efforceront donc de vivre dans l’entente, la concorde, le partage et l’action de grâce, à l’exemple des premiers chrétiens :
« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur, qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait en propre mais entre eux tout était en communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2,42).
Le Grand Séminaire Paul VI accorde une importance particulière à la vie communautaire et considère que celle-ci doit se réaliser sur tous les plans :

I/ COMMUNAUTE DANS LA VIE COURANTE
L’esprit de famille si cher à l’africain doit se faire sentir dans cette communauté et se manifester dans la simplicité, la cordialité, la fraternité, le partage, l’attention aux autres et le savoir-vivre. La correction fraternelle doit y occuper une place de choix pour le bien de toute la communauté qui aspire à une vie toujours plus vraie et plus épanouie en Jésus-Christ.

II/ COMMUNAUTE SPIRITUELLE
Elle se soude dans la prière commune et plus spécialement dans l’Eucharistie, centre et sommet de toute vie du peuple de Dieu. La prière est en effet trait d’union à l’intérieur du corps mystique du Christ. Et l’Esprit Saint qui conduit l’Eglise nous révèle que nous sommes tous les enfants d’un même Père. « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba : Père ! » (Ga 4,6). C’est donc une attitude filiale que tous les séminaristes ensemble doivent adopter au cœur de leur prière adressée au Père. Mais cette prière doit les unir les uns aux autres et à toute l’Eglise. Ce faisant l’Esprit qui prie en eux les fera atteindre les objectifs auxquels Dieu les appelle et qui sont celles de la charité.

III/ COMMUNAUTE INTELLECTUELLE

Engagés tous ensemble à la suite du Christ pour se préparer à annoncer au monde la Bonne Nouvelle du Salut, les séminaristes reçoivent une formation intellectuelle conforme aux exigences de leur vocation et aux impératifs de notre temps. Au cours de leurs études, ils continueront d’avoir le regard fixé sur le Seigneur Jésus-Christ dont ils veulent connaître à fond le message. Là encore ils devront s’entendre et manifester ainsi une vraie communauté de réflexion, de recherches et d’échanges, une communauté tout entière enracinée en Christ et déjà axée sur les exigences futures de l’apostolat. C’est pourquoi les activités pastorales prévues par le Séminaire se prépareront en équipe avec l’aide des éducateurs. Ceux-ci seront convaincus de l’importance de leur manière de penser et d’agir pour les succès de la formation des séminaristes, sous la conduite du Supérieur, ils observeront entre eux une étroite union d’esprit et d’action, et formeront avec les séminaristes une famille qui réponde à la prière du Seigneur : « qu’ils soient un » (Optatam Totius n°5)

IV/CONDITIONS DE LA VIE COMMUNAUTAIRE

1. Les responsabilités
Dans une communauté comme celle du Grand Séminaire, les postes de responsabilités sont multiples. Ils ont été tous créés pour la bonne marche de la maison et donc pour le bien-être de tous et de chacun. C’est pourquoi, pour sauvegarder la cohésion, il faut exiger une entente sur les objectifs à atteindre la même constante dans les efforts et une vie en plein jour c’est-à-dire dans la vérité, sous le regard purificateur mais paternel de Dieu.

2. Le silence
Le silence est un élément fondamental de la vie en communauté. Etant donné que le Grand Séminaire se veut tout d’abord le lieu privilégié de la rencontre personnelle et communautaire avec le Seigneur Jésus-Christ, le silence doit y régner en permanence afin de favoriser la prière, la méditation et aussi le travail intellectuel par lequel les futurs prêtres continuent à pénétrer le mystère du Verbe Incarné et de son Eglise.
En outre, savoir faire le silence et créer une atmosphère de recueillement est, dans une communauté, un éminent acte de charité qui ne doit pas échapper aux séminaristes, appelés toute leur vie à faire attention aux autres.
Le bruit favorise la dispersion, la distraction, tandis que le silence conduit à la réflexion, au recueillement, à la prière.
Le silence aide à se découvrir tel qu’on est devant Dieu, c’est-à-dire un pécheur qui a besoin de conversion. Il peut être la traduction ou le signe de la confiance en Dieu. Et puis quand Dieu visite l’homme, la terre garde le silence (Is 41,1 ; Ps 76,9).
C’est donc à un silence de respect et d’adoration qui dispose à l’accueil de la volonté de Dieu que chacun est invité.


CHAPITRE TROISIEME : LA VIE INTELLECTUELLE


« Pour moi vivre c’est le Christ »

Le désir de vivre avec le Christ et pour le Christ crée le besoin de connaître davantage celui qui vous fascine et pour qui vous quittez tout. Mais quand le Seigneur appelle, c’est pour être envoyé comme témoin, comme messager de la Bonne Nouvelle, comme apôtre dans un monde qui connaît mal Jésus et qui, souvent le conteste. Il revient au Grand Séminaire de donner aux futurs prêtres, par une sérieuse formation doctrinale, les moyens de connaître en profondeur le message divin afin de le bien annoncer après l’avoir vécu.

I/ BUT DE LA FORMATION DOCTRINALE
Le but du Séminaire est de former des pasteurs d’âmes (Normes fondamentales pour la formation du futur prêtre. n°20.) La formation doctrinale ne pourra viser d’autres objectifs (76) et sera comme toute la formation sacerdotale, imprégnée d’esprit pastoral(94). Aussi, le but de la formation doctrinale est-il de donner aux futurs prêtres « en même temps qu’une culture générale accordée aux nécessités de notre temps, des connaissances larges et solides dans le domaine de la science sacrée, en sorte que avec une foi trouvant là son fondement et sa nourriture, ils soient capables d’annoncer dignement aux hommes de notre temps la doctrine de l’Evangile et de l’insérer dans l’ambiance culturelle d’aujourd’hui.


II/ LES ETUDES THEOLOGIQUES
Les études théologiques au grand séminaire comprennent :

1. L’Ecriture Sainte
Elle informe toutes les disciplines théologiques. Elle est l’âme de toute la théologie. C’est pourquoi elle sera enseignée avec un soin particulier de manière que la lecture et la méditation quotidienne soient pour les Séminaristes stimulant et aliment spirituels.

2. L’introduction au mystère du Christ et à l’histoire de Salut
Elle dégage le sens, l’orientation, le but et la cohérence des études ecclésiastiques ; en outre elle aide à assurer aux prêtres les fondements de leur foi, à comprendre plus profondément ce qu’est la vocation sacerdotale pour l’embrasser par un acte plus réfléchi.

3. La Sainte Liturgie
Elle est un lieu théologique de premier ordre dans lequel s’exprime la foi de l’Eglise et la vie sacramentelle. Les futurs prêtres apprendront à reconnaître les mystères du Christ « toujours présents et agissant dans les actes liturgiques (Décret sur la formation des prêtres n°15).
La liturgie est la source première et nécessaire de l’esprit authentiquement chrétien.

4. La théologie dogmatique
Elle sera exposée selon un plan qui propose en premier lieu les thèmes bibliques avant de montrer l’apport des pères….
Bref toute la théologie comme il est dit plus haut, doit avoir pour âme l’Ecriture Sainte, Parole de Dieu.



5. La théologie morale
Elle se présente comme une science nourrie elle aussi, de la Sainte Ecriture. Elle mettra en lumière la grandeur de la vocation des fidèles dans le Christ et leur obligation de porter du fruit dans la charité pour la vie du monde (15). Elle doit aider à discerner le bien suivant une conscience bien formée. Elle doit former les séminaristes à agir en hommes intelligents et libres et en chrétiens qui visent les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité.

6. La théologie pastorale
Elle fera ressortir la sollicitude paternelle de Dieu pour son peuple et insistera sur la formation au saint ministère « principalement la catéchèse et la prédication, le culte liturgique et l’administration, le devoir d’aller à la rencontre de ceux qui sont dans l’erreur et l’incroyance » (F.P n°19).L’Eglise est essentiellement missionnaire. C’est pourquoi le pasteur se préoccupera de la brebis perdue et de toutes les brebis qui ne sont pas encore dans le bercail.

7. L’histoire de l’Eglise
Elle présentera le visage de l’Eglise le long des siècles. Elle fera ressortir ce qui reste immuable et ce qui est sujet aux changements. Elle montrera comment l’Eglise éternelle du Christ traverse les différentes crises qu’elle rencontre et comment le passé aide à la compréhension du présent. Une profonde connaissance de l’histoire dédramatise les situations présentes, relativise les engouements pour les nouveautés et les désespoirs devant certains échecs. L’histoire de l’Eglise est une Ecole de sérénité car elle se souvient de la Parole du Christ : «Ne craignez pas, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. »



8. Le Droit Canonique
Il forme les futurs prêtres à la rigueur du jugement et aiguise leur sens de la justice et du devoir. Il fait ressortir la nécessité des Institutions qui se situent dans l’ordre de l’Incarnation. En effet, si l’Eglise vit de l’Esprit du Seigneur, le peuple de Dieu a besoin de s’organiser comme peuple vivant sur terre…. Ce qui ne réduit en rien l’action de l’Esprit du Seigneur qui est d’ailleurs le principal animateur des Institutions. L’enseignement du Droit Canon fera ressortir l’aspect pastoral propre à cette discipline.

9. Les langues
a) L’Hébreu et le Grec biblique
A toutes les disciplines citées plus haut, il faut ajouter les cours spéciaux d’Hébreu et de Grec biblique. Ces langues veulent être des moyens à la disposition des séminaires pour une meilleure connaissance de la parole de Dieu. Elles permettent de pénétrer scientifiquement l’esprit des Ecrits Bibliques.

b) Le Latin :
Les documents de l’Eglise Catholique Romaine sont rédigés en latin. Pour en saisir toutes les nuances ; il vaut toujours mieux aborder ces textes directement en Latin. La connaissance de la langue latine s’avère donc nécessaire car elle permet d’utiliser directement les sources de nombreuses sciences.


c) Les langues locales :
Si toute la formation des séminaires est orientée vers la pastorale, il se pose par le fait même le problème de la communication de la Bonne Nouvelle. Et c’est là que s’impose au prêtre la connaissance du peuple à évangéliser.
Pour ne pas être pris de court, les Séminaristes, au cours de leurs études, se feront le devoir de s’exercer à parler couramment leur langue maternelle et à l’approfondir. Mais il est souhaitable qu’ils se fassent enseigner (par des condisciples) quelques langues du pays selon leurs capacités.

Conclusion :
Toutes ces études visent à ce que les futurs prêtres présentent profondément la doctrine soigneusement puisée aux sources de la révélation Divine, à la lumière de la foi et sur la conduite, l’autorité du Magistère ; qu’il la convertisse en aliment de leur propre vie spirituelle, qu’ils deviennent capable de la défendre dans leur ministère sacerdotal, de l’annoncer et de l’exposer pour le bien spirituel des fidèles. (FT)
Toutes ces études très importantes pour l’Eglise qui à besoin des prêtres compétents dans leurs domaines et ouverts sur le développement des autres sciences. Les séminaristes contribueront efficacement à leur propre formation doctrinale par leur sérieux au travail.


CHAPITRE QUATRIEME : LA VIE PASTORALE

La formation au séminaire, est orientée vers la pastorale, qui est le moyen le plus sûr de révéler le Christ au monde. Par elle, les hommes de bonne volonté en quête de la vérité découvrent le dessein bienveillant de Dieu et l’amour profond de Jésus pour l’humanité. En Christ, ils voient le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis (Jn 10,5), qui court après la brebis perdue et qui veille attentivement sur l’ensemble du troupeau. Les futurs prêtres qui sont de futurs pasteurs à l’exemple de Jésus-Christ recevront une solide formation pastorale. Ils apprendront à cultiver le zèle apostolique. Ils apprendront à développer en eux la charité pastorale de manière à être demain de véritables signes de la sollicitude de Dieu pour les hommes. Déjà au Séminaire chacun d’eux s’exerce à être tout à tous, et trouvera son bonheur à faire le bien.
Mais ils veilleront dès le Séminaire à la communion avec leur Evêque premier pasteur du diocèse. En effet, il n’y a de véritable pastorale qu’en union avec l’Evêque garant de l’unité du troupeau. C’est pourquoi dès le Séminaire les futurs prêtres regarderont leur Evêque comme un père qu’ils aimeront et dont ils sauront recevoir des orientations pastorales pour la vie et l’unité de toute l’Eglise locale.
Cette communion devra se vivre quotidiennement avec les confrères appelés à la même tâche et avec tous les autres. Tous pasteurs à la suite du Christ ils se donneront la main pour travailler dans le champ du Seigneur.
Les séminaristes seront donc instruits soigneusement de tout ce qui regarde le Saint ministère et de la manière de travailler en union avec son Evêque et en équipe sacerdotale. Que les éducateurs leur apprennent à exercer personnellement leur responsabilité dans des tâches accomplies par ailleurs en collaboration. Qu’ils soient initiés à la pratique pastorale par des expériences appropriées. La prédominance des moyens surnaturels doit être sauvegardés (Décret sur la formation des prêtres n°I9).
« Il faut paître l’Eglise avec l’élan du cœur, de façon désintéressée, en devenant les modèles du troupeau ; alors vous serez récompensés par le Chef des pasteurs » (I.P. 5/3) Xavier Léon Dufour.

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