Paul VI : Origine, baptême, objectifs
vendredi 24 octobre 2008 by Séminaire Universitaire Paul VI
Séminaire Universitaire Paul VI tel est le nom officiel qu’a choisi l’Archevêque d’Abidjan pour le baptême du S.U.D.A. (Séminaire Universitaire Diocésain d’Abidjan) fait le 06 mai 2000 par Mgr Mario ZENARI, nonce apostolique de l’époque. Ce nom fait référence à une figure rénovatrice dans l’Eglise Catholique ; Le Pape Paul VI. Il n’y avait pas meilleure référence, vu les attentes à l’égard de cette maison. Sans vouloir en faire l’historique, nous rappelons que c’est le Pape qui a donné libre voie au développement, pas seulement économique, mais en insistant sur la croissance intégrale promouvant tout l’homme et tout homme. Il déclarait ainsi que le développement était le nouveau nom de la paix.
La requête de notre institution répond bien, au sein du clergé ivoirien, à cette exhortation qu’il lance dans son encyclique : « Le développement exige des transformations audacieuses, profondément novatrices. Des réformes urgentes doivent être entreprises sans retard. A chacun d’y prendre généreusement sa part, surtout à ceux qui, par leur pouvoir, ont de grandes possibilités d’action ». (Populorum Progressio n°32).
Il va sans dire que c’est lui qui a autorisé à nouveau en 1965 le ministère des prêtres au travail, après la suppression par Pie XII en 1954. On a pu voir ainsi des prêtres immergés, en France, de diverses manières dans le monde professionnel (chercheurs, ingénieurs…). Cela rime bien avec les objectifs extensifs de la création du séminaire universitaire. Toutefois, cet aspect reste subordonné à un autre plus global et plus important autant qu’il est d’une actualité pressante pour notre Eglise d’Afrique : la question de l’évangélisation des peuples aujourd’hui. La manière poignante et décisive avec laquelle Paul VI traite la question dans son Encyclique « Evangelii Nuntiandi » (1975), apparaît comme l’exhortation fondamentale à laquelle répond l’objectif directeur des recherches de l’U.C.A.O.
L’idée de création du S.U.D.A. a été tirée de cet élan de l’U.C.A.O. Face au drame de la rupture entre l’Evangile et la culture, le Pape demande aux peuples d’être leurs propres missionnaires par une inculturation de l’Evangile. Celle-ci consiste surtout à annoncer l’Evangile de telle sorte que la vie de Dieu transforme, recrée, inspire la culture locale dans son stade présent, et lui permettre d’être un puissant facteur d’humanisation.
La requête de notre institution répond bien, au sein du clergé ivoirien, à cette exhortation qu’il lance dans son encyclique : « Le développement exige des transformations audacieuses, profondément novatrices. Des réformes urgentes doivent être entreprises sans retard. A chacun d’y prendre généreusement sa part, surtout à ceux qui, par leur pouvoir, ont de grandes possibilités d’action ». (Populorum Progressio n°32).
Il va sans dire que c’est lui qui a autorisé à nouveau en 1965 le ministère des prêtres au travail, après la suppression par Pie XII en 1954. On a pu voir ainsi des prêtres immergés, en France, de diverses manières dans le monde professionnel (chercheurs, ingénieurs…). Cela rime bien avec les objectifs extensifs de la création du séminaire universitaire. Toutefois, cet aspect reste subordonné à un autre plus global et plus important autant qu’il est d’une actualité pressante pour notre Eglise d’Afrique : la question de l’évangélisation des peuples aujourd’hui. La manière poignante et décisive avec laquelle Paul VI traite la question dans son Encyclique « Evangelii Nuntiandi » (1975), apparaît comme l’exhortation fondamentale à laquelle répond l’objectif directeur des recherches de l’U.C.A.O.
L’idée de création du S.U.D.A. a été tirée de cet élan de l’U.C.A.O. Face au drame de la rupture entre l’Evangile et la culture, le Pape demande aux peuples d’être leurs propres missionnaires par une inculturation de l’Evangile. Celle-ci consiste surtout à annoncer l’Evangile de telle sorte que la vie de Dieu transforme, recrée, inspire la culture locale dans son stade présent, et lui permettre d’être un puissant facteur d’humanisation.