Hommage à freddy

La joie de nos coeurs s'est envolée
Aux éclats de la nuit
Laissant des torrents de sang
Siffler le long de nos veines
Sans donner de paix à nos âmes
Et nos coeurs troublés entrent
dans la danse
En accélérant leur cadence.


Nous sentons dans le déchirement
De nos poitrines l'éclatement
D'un volcan venu de nulle part
Alors nous lvons les yeux vers
Le soleil des ténèbres
Espérant découvrir une lueur d'espoir
Espoir de retouver un visage
Qui nous échappe déjà à l'horizon

..............

Le Séminaire universitaire Paul VI vu de l'intérieur


La salle de restauration

L'atelier du Père...

Chambre d'un séminariste

Le salon de réception

La Chapelle (2)

La Chapelle

La salle de travail

Le coin remise en forme

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SEMINAIRE UNIVERSITAIRE : le règlement intérieur

PAUL VI : La vie dans l’esprit

I-LA PRIERE COMMUNAUTAIRE
• Office du matin, du milieu du jour, du soir ;
• Adoration et bénédiction du Saint Sacrement le jeudi de 19h à 20h ;
• Chapelet le troisième samedi du mois ;
• Autres célébrations du temps liturgique : chemin de croix, etc.

II-LA PRIERE PERSONNELLE
• Lecture de la parole de Dieu, suivie de méditation/ oraison ;
• Chapelet ;
• Visite au Saint Sacrement ;

III-LA VIE SACRAMENTELLE
• Célébration Dominicale et quotidienne de l’Eucharistie ;
• Célébration du sacrement de pénitence :
* Individuelle (au moins une fois par mois ou tous les quinze jours)

* Communautaire (à l’occasion des retraites et recollections)

IV-LA FORMATION A LAVIE SPIRITUELLE
a)- Les cours complémentaires de spiritualité ;

b)- La lecture spirituelle, le samedi après la messe ;

c)- L’accompagnement spirituel (la fréquence est à déterminer avec l’accompagnateur spirituel) ;

d)- Les retraites de début et de fin d’année ;

e)- Les retraites d’institutions ;

f)- Les recollections de l’avent et de carême.

Cette vie dans l’esprit est favorisée par l’ambiance de silence et de recueillement que recommande la règle de vie.

LA MEDITATION
La méditation quotidienne doit être prise au sérieux. Car elle est un des moments privilégiés de la Prière personnelle.

1. La méditation (oraison) a lieu aux moments indiqués sur l’horaire hebdomadaire.

2. Le séminariste, en dehors de ce temps, devra aménager chaque jour, dans son programme, un moment pour la prière personnelle.

LA MESSE

La Messe est le moyen efficace de la charité fraternelle de la communauté du Grand Séminaire.

3. La Messe est quotidienne au Séminaire Universitaire Paul VI.

4. La Messe quotidienne est obligatoire pour tous. Chacun est tenu d’y participer, comme à la plus importante réunion de la communauté du séminaire.

5. La Messe sera préparée avec soin par l’équipe responsable et par chacun, afin qu’elle soit célébrée dans la dignité et la vérité. Ce qui ne va pas sans un effort de l’intelligence et du cœur.

6. A toute messe (de la communauté entière ou d’un groupe) et quel que soit l’heure de cette messe, le port de la soutane est obligatoire pour les étudiants qui ont déjà fait l’admission.

LE SILENCE
7. A tout moment de la journée, le silence doit être de rigueur dans les couloirs des étages, dans les chambres et à la chapelle.

8. Le silence est absolu dans toute la maison :
Aux heures d’étude ; Le matin au réveil ; Pendant les récollections et les retraites.

9. L’usage des postes radio, des magnétophones et des instruments de musique est autorisé, mais dans le cadre général du règlement de la Maison. C’est pourquoi, aux lieux et heures ci-dessus mentionnés, on ne devra entendre, dans les couloirs, aucun de ces instruments.

10. À partir de 20h45 (selon le règlement de la maison), il est interdit de se rendre visite dans les chambres, et le silence ne devra être rompu qu’au lendemain, à l’heure du petit déjeuner.


L’EXACTITUDE
L’exactitude dans une communauté est une forme de politesse et de charité fraternelle.


11. La ponctualité doit être de rigueur au Séminaire Paul VI
-Au premier coup de cloche, on interrompt immédiatement son travail ou ses loisirs, pour se mettre en mouvement vers le lieu de l’exercice suivant.
-Au deuxième coup de cloche, l’exercice doit commencer effectivement.

12. Le père chargé de la discipline et les autres pères formateurs doivent rappeler au Séminariste qui accuse un long retard ou qui, habituellement, est en retard aux exercices communautaires, la nécessité de l’EXACTITUDE.

13. La vie communautaire exige la présence de tous aux exercices. Toutefois, si un séminariste doit s’absenter, pour un motif grave, il devra en référer soit avant, soit immédiatement après, au Père chargé de la discipline ou à son remplaçant.

LES REUNIONS
14. Les réunions ont lieu aux moments des récréations prévues dans les horaires.
15. Toutes les réunions (d’équipe, de travail) seront programmées dès le début de chaque mois.
16. Le doyen veillera à une sérieuse participation de tous, mais, dans la discipline, la compréhension et la charité. La durée des réunions particulières ne devra JAMAIS excéder 1h30 (une heure trente).
17. Le secrétaire en fait le compte-rendu fidèle, le plus tôt possible et en informe le recteur.

LES SORTIES
18. Il y a possibilité de sortir sans permission, le jeudi et le dimanche de 13h30 à 18h.
19. Il est absolument interdit de s’absenter en dehors des jours et heures ci-dessus.

20. Toute absence aux repas nécessitée par une sortie à l’extérieur doit toujours être signalée au Responsable du comité de cuisine.

21. Quels que soient les motifs et les lieux de sortie, on doit être impérativement rentré au Séminaire pour 18h00 au plus tard, sauf entente préalable avec le père chargé de la discipline ou son remplaçant.
Tous solidaires dans la tenue morale de la maison, les séminaristes sont tenus à la correction fraternelle. Le cas échéant, ils s’en référeront à la Direction de la maison, dans un esprit de Charité.

LES VISITES

22. Les visites au séminaire ne sont autorisées que le jeudi et le dimanche après midi, aux heures prévues pour les sorties.

23. Même en ces moments-là, on veillera à garder au Séminaire une ambiance de calme et de convenance.

24. Que les Séminaristes indiquent clairement à leurs correspondants qu’aucune visite n’est permise en dehors des jours et moments ci-dessus indiqués.

25. Ils veilleront à ne pas lancer des invitations à déjeuner.

26. En cas de visite impromptue, motivée en semaine ou le dimanche matin, les séminaristes se référeront au Père chargé de la discipline ou père Recteur.

27. Les visites impromptues en semaine ou le dimanche, ne dispensent pas les séminaristes des exercices communautaires.

28. Dans tous les cas, l’accueil des visiteurs se fera uniquement dans les lieux prévus à cet effet, à l’exclusion de toute autre pièce des bâtiments.

29. Après le départ des visiteurs, on veillera à remettre immédiatement les salles de réception en état de parfaite propreté.

SERVICES COMMUNAUTAIRES
30. Les Pères et les séminaristes remplissent diverses fonctions dans la vie de la communauté, en liaison étroite avec toute la DIRECTION.

31. Cette liaison étroite se traduira effectivement par une information spontanée, réciproque, régulière, susceptible de favoriser la coordination et la collaboration.

32. Dans tous les contacts, les démarches pour le fonctionnement d’un service, on aura toujours soin d’appliquer le principe de subsidiarité : la responsabilité d’un séminariste ne sera pas télescopée au « profit d’un Père », de l’économe ou du recteur et réciproquement.

LA TELEVISION

33. L’usage de la télévision est strictement subordonné aux activités communes, à l’étude, à la prière, à la règle du silence.

34. Avec le Père Responsable de la discipline, le chargé de la télévision étudiera les cas extraordinaires, 24heures à l’avance, afin d’obtenir les permissions nécessaires sur les bases d’un programme bien déterminé.

35. Après le spectacle, le retour dans les chambres s’effectuera toujours, dans le silence.

LE TELEPHONE

36. Le téléphone sera utilisé avec honnêteté et sobriété.

37. les jours et heures d’utilisation du téléphone sont le vendredi, le samedi, le dimanche et les jours de fête, de 13h00 à 20h45. En dehors de ces jours et heures et pour des cas urgents, s’en référer au Père Econome.

38. Les séminaristes indiqueront à leurs correspondants éventuels les moments où ils pourront communiquer avec eux.

LES RELATIONS AVEC LE PERSONNEL

39. Toute demande adressée aux employés doit nécessairement passer par l’économe. Jamais directement : par exemple les menus spéciaux, etc.

40. Il est absolument interdit, sous quelque prétexte que ce soit, d’avoir accès au réfrigérateur de la salle à manger des pères et aux réserves de la cuisine.

QUELQUES CAS PARTICULIERS
41. La porterie
A 21h30, les réglementaires fermeront toutes les salles publiques pour les ouvrir le lendemain après la messe.

42. Les infirmiers
Ils choisissent le temps convenable pour les soins. Mais quoi qu’il en soit, l’infirmerie sera fermée à partir de 21heures. Toutes les commandes de médicaments et le dépôt des ordonnances se feront par les infirmiers.

43. La chambre
La chambre est le lieu privilégié ou le séminariste peut et doit jouir d’une réelle intimité personnelle. Elle sera propre, belle, sans recherche, recueillie.
Ainsi, le séminariste y trouvera l’atmosphère nécessaire au travail, à la prière, au repos.

44. Le travail manuel
Il doit être exécuté avec conscience professionnelle, tant par les individus que par les équipes.

45. Les sanctions
Le séminariste qui désobéit habituellement à l’un ou l’autre point du Directoire mérite une sanction, pour l’inviter au changement. Les sanctions s’échelonnent de la façon suivante :
-Blâme des pères formateurs (à la suite d’un conseil) et transmis par le Recteur ;
-Renvoi à l’évêque, avec ‘‘avertissement’’ ;
-Exclusion définitive.

N.B. : suivant les cas, il est possible d’appliquer une sanction supérieure, sans passer nécessairement par les précédentes.
CRITERES DE LA VOCATION ET DE LA MATURITE

Cher Ami,

Ta fidélité et ta générosité à vivre sincèrement cette règle de vie seront les critères les plus sûrs de l’existence de ta vocation sacerdotale. Ta docilité à suivre, avec liberté et intelligence, toutes les orientations et les prescriptions de cette règle de vie sera le signe le plus évident de la rectitude de ton intention d’être prêtre à la manière du Christ, selon l’Eglise. Grâce à ton insertion vraie et sincère dans l’esprit et les institutions du Séminaire, toi-même et tes éducateurs saurez mieux si tu dois poursuivre ton chemin jusqu’au bout ou prendre une autre orientation.
Lieu de vérification de la Vocation, le Séminaire en est surtout le lieu privilégié de sa maturation. Comme il est dit de Jésus qu’il grandissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes, (LC 2, 52), de même, dans ce nouveau Nazareth qu’est le Séminaire, tu dois acquérir au jour le jour cette maturité humaine, chrétienne et apostolique, qui fait de toi un homme courageux, lucide et équilibré, un chrétien à la piété solide et authentique, un apôtre soumis et plein d’initiatives, à la doctrine sûre, un homme capable de choix.
Les responsables de l’élection tiendront rigoureusement compte de ces différents critères pour ton avancement vers l’autel. Pour entretenir et favoriser le nécessaire contact entre le Séminaire et les diocèses d’origine, il est préférable, conformément à l’esprit du Concile, que certaines étapes sacerdotales s’accomplissent dans les églises cathédrales respectives. Ainsi, le Rite d’Admission parmi les candidats au sacerdoce :
-Le Diaconat,
-Le Presbytérat,
pourraient avoir lieu dans les diocèses d’origine, tandis que :
-le lectorat,
-l’Acolytat,
seraient reçus au Séminaire même.
Cette relation du Séminaire avec le diocèse, devenu prêtre ou pas, tu l’entretiendras, si tu le fais spontanément, et si tu reviens avec joie au Séminaire, se sera là une preuve de plus de l’authenticité de la maturité acquise dans cette maison, qui demeure la tienne.

Dieu, tout-puissant, par la maternité virginale de la bienheureuse Marie, tu as offert au genre humain les trésors du salut éternel ; accorde-nous de sentir qu’intervient en notre faveur, celle qui nous permet d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Règle de vie du Grand Séminaire Paul VI (partie 2)

ORGANISATION DES MOYENS PRATIQUES

CHAPITRE PREMIER : LA FORMATION COMMUNAUTAIRE

Le Séminaire Universitaire Paul VI est l’instrument privilégié que se donne le Diocèse d’Abidjan pour former des prêtres selon les exigences de l’Evangile, réaffirmées par le Concile Vatican II et rappelées dans la première partie de cette règle de vie.
Comme instrument de formation, le Séminaire est avant tout un milieu, un cadre de vie communautaire où des jeunes gens qui veulent être prêtres trouvent une atmosphère favorable qui leur permet de répondre lucidement et librement à l’appel que Dieu leur adresse.
Unité de vie, semblable à une famille, le Séminaire en tant que centre de communion, trouve son équilibre dans un système harmonieux de relations intérieures et extérieures.

I/ RELATIONS INTERIEURES
Les protagonistes de ces relations intérieures à la vie du Séminaire sont les Evêques, les pères du Séminaire, les séminaristes, les pères des paroisses.
Les Evêques occupent au Séminaire la place qui leur revient dans leurs diocèses respectifs : ils sont au centre même de la vie du Séminaire dont ils sont les premiers responsables. Ils veillent sur la bonne marche de la Maison et sur le bien-être des séminaristes et des pères.
Au nom de tous les autres Evêques, l’Evêque responsable du clergé et des Séminaires est encore plus intimement mêlé à la vie du Grand Séminaire, ce qui lui donne l’occasion d’une connaissance plus approfondie des personnes, des choses et des événements du Séminaire. Mais la responsabilité des Evêques dans la formation des séminaristes est plus concrètement confiée à l’équipe des pères éducateurs. Au jour le jour, ces derniers assument une telle responsabilité en communion avec les Evêques et grâce à une collaboration de plus en plus étroite entre eux-mêmes. La collaboration entre les pères du Séminaire se réalise à toutes les nombreuses occasions que fournit la vie quotidienne, mais davantage encore au niveau de leur Conseil ; là ils étudient fraternellement tous les problèmes que posent la formation des séminaristes, convaincus de l’importance de leur manière de penser et d’agir pour le succès de la tâche que l’Eglise leur confie. (O.T 5 passim).
L’étroite collaboration entre les pères est un puissant facteur d’union entre eux et les séminaires. C’est pourquoi, au Séminaire Paul VI, pères et séminaristes ne cesseront d’entretenir et de promouvoir, en les améliorant toujours davantage, toutes les structures de rencontre qui leur permettent de réfléchir, de prier ou de travailler fraternellement, simplement et loyalement.
1. La table ronde est une réunion de toute la famille du Séminaire : elle regroupe père et séminaristes et se tient deux à trois fois par an. Elle permet de faire périodiquement le point de la marche générale de la maison et du fonctionnement des différents services communautaires.
On y procède aussi parfois à l’examen de sujets dont l’importance et (ou) l’urgence réclament une prise de conscience de la part de tous.

2. Le Conseil de Maison, c’est le conseil de famille : il comprend tous les pères, le doyen, le vice doyen et les délégués des cours. Il se réunit ordinairement tous les deux mois.
La compétence de ce conseil porte sur tous les points hormis les questions de personnes concernant la vie de la maison : budget, finances, calendrier, horaires, préparation pastorale… et autres sujets proposés par les pères ou les séminaristes.
Dans les matières où il est compétent, ce conseil a pouvoir de décision. Mais les membres de ce conseil auront à cœur de se prononcer toujours dans l’intérêt supérieur du bien de toute la communauté et non du groupe que chacun représente.

3. L’équipe est la dernière structure de rencontre entre pères et séminaristes. Elle veut promouvoir le sens de la responsabilité des séminaristes les répartissant en petits groupes où ils se sentent reconnus et acceptés, l’accomplissement de certaines tâches communes et leur autocritique affineront cette conscience de responsabilité et favoriseront toujours davantage l’intégration communautaire.
En dehors des structures de communion où pères et séminaristes se rencontrent, il y en a deux autres qui ne regroupent que les séminaristes au niveau de la promotion, et de l’ensemble de la maison.

4. La promotion se réunit surtout en début d’année pour choisir ses représentants dans les différents organismes de la maison et chaque fois que son avis est nécessaire sur un point quelconque de la vie communautaire.
L’ensemble des séminaristes se retrouve deux fois par semaine, pendant la récréation du milieu de la matinée. Cette réunion permet :
-De communiquer à tout le monde les nouvelles reçues des Anciens, des stagiaires, des absents…
-De donner des indications d’ordre pratique concernant le fonctionnement des différents services communautaires.
-D’aborder tout autre sujet touchant la vie quotidienne du Séminaire.
A cette occasion les séminaristes feront particulièrement preuve d’esprit communautaire par leur présence effective, leur respect et leur charité les uns envers les autres.
Au titre de leur sacerdoce, tous les prêtres sont partie prenante dans la formation des séminaristes : En général, leur vie d’exemple est le meilleur soutien d’une vocation sacerdotale ; mais d’une façon particulière, d’autres sont fréquemment sollicités pour prêcher des retraites ou récollection ou pour la formation pastorale sur le tas. Il va sans dire que les séminaristes entretiendront d’étroites relations avec leurs aînés dans le respect, dans la vérité et dans la simplicité.


II/ RELATIONS EXTERIEURES
Les structures de la vie communautaire sollicitent sans cesse le Séminariste à vivre dans la vérité ses relations à l’intérieur du Séminaire, il fera preuve de maturité en examinant avec responsabilité toutes ses relations extérieures à la lumière de sa vocation sacerdotale : il les vivra, elles aussi dans la vérité.
Pour favoriser la collaboration entre le Séminaire et la famille, les Séminaristes auront à cœur de présenter aux pères, notamment au Supérieur, leurs parents qui viennent les voir au Séminaire, de leur côté, les pères du Séminaire s’efforceront de visiter les familles des Séminaristes s’ils passent dans leurs paroisses.
Les Séminaristes restent en relation étroite avec leur famille et leur milieu d’origine. Les congés de Noël, de Pâques et les grandes vacances permettent d’exprimer ces liens de service, de collaboration et de communion.
Au cours de l’année scolaire, les besoins légitimes de sortie (démarches administratives, visites pour des problèmes familiaux) pourront être satisfaits le jeudi après-midi. Les Séminaristes devront avertir les responsables du Séminaire et rentrer pour la prière du soir. Les autres sorties sont considérées comme exceptionnelles et nécessitent l’accord préalable du Supérieur.
Les visites de parents et amis au Séminaire sont autorisées le dimanche. Les rencontres doivent se tenir exclusivement dans les pièces réservées à cet usage. Pour les repas, il faudrait toujours prévenir à l’avance en sachant que les places disponibles sont limitées. Interdiction absolue de recevoir les gens de l’extérieur dans les chambres personnelles.

III/ AGENTS DE RELATIONS HUMAINES
Au Séminaire, chacun doit se sentir responsable de la qualité de vie et se considérer comme un agent de relation ou de communion par son adhésion loyale et généreuse à la vie communautaire. Cette attitude se caractérisera notamment dans l’attention aux autres, dans l’exactitude, la ponctualité et l’assiduité aux activités communes.
Nommé par l’Archevêque d’Abidjan, le Recteur du Séminaire est essentiellement au service de la communion tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de cette institution : la collaboration avec ses confrères et la docilité de ses jeunes frères faciliteront toujours son rôle de gardien et de promoteur de la communion fraternelle.
Le Doyen et le Vice Doyen choisis par toute la Maison respectivement parmi les Séminaristes des dernière et avant dernière années, sont eux aussi des hommes de communion : ils assurent naturellement le lien entre les pères et les Séminaristes d’une part, entre les Séminaristes eux-mêmes d’autre part. La compréhension des uns et des autres leur sera d’un grand secours dans l’accomplissement de leur délicate fonction.
Tous pères et Séminaristes puiseront à la double source, chrétienne et africaine, les vertus de simplicité, de confiance et de gaieté, pour en embaumer toute l’ambiance du Séminaire afin que chacun respirant de cette atmosphère puisse vraiment se dire qu’il fait bon pour des frères d’habiter ensemble.
Dans une telle atmosphère de bienveillance, les Séminaristes comprendront plus facilement combien il est nécessaire, dans une communauté, de respecter scrupuleusement l’exactitude comme une forme d’attention aux autres. Ils veilleront donc à se rendre au lieu d’un exercice communautaire dès le premier coup de cloche, ainsi, au deuxième, l’activité en question pourra effectivement commencer.


CHAPITRE DEUXIEME : LA FORMATION SPIRITUELLE

Cette ambiance de communauté fraternelle doit favoriser la formation spirituelle, doctrinale et pastorale des Séminaristes dont on ne soulignera jamais assez l’unité organique, existentielle.
Par le biais du cours de spiritualité et des exercices spirituels, le Séminaire insiste pour que les Séminaristes aient une vie spirituelle profondément personnelle.
La Messe et l’Office divin sont célébrés de façon communautaire chaque jour et considérés comme les points culminants de la rencontre journalière avec Dieu, liés à la prière de Jésus, en communion avec toute l’Eglise.
Les Séminaristes auront à cœur d’exprimer leur piété sous d’autres formes de prières communautaires, traditionnelles ou modernes, telles que le Salut au Saint Sacrement, le chapelet, le chemin de croix, les veillées de prières, les partages d’Evangile.
Il va sans dire que le chapelet en particulier doit être en honneur dans tout Séminaire. La dévotion mariale doit s’y exprimer aussi spontanément, jaillissant d’une authentique piété évangélique centrée sur le Christ.
Le Séminariste mettra tout en œuvre pour améliorer sans cesse la qualité de sa vie spirituelle personnelle, dont la profondeur et la constance sont les signes de cette maturité spirituelle, si indispensable à une foi adulte et à un apostolat fécond. Il saura alors prier seul lorsque la communauté ne prévoit rien. A un moment favorable de la journée, il aimera rencontrer fidèlement le Seigneur dans la méditation ou l’oraison.
Chaque Séminariste doit s’assurer dans son horaire personnel, une place de temps consacrée (soit seul, soit à plusieurs), au partage d’Evangile, à la révision de vie, à la visite au Saint-Sacrement, bref à toute rencontre souhaitable avec le Christ.
Les Equipes ont un rôle d’animation liturgique et une vocation d’approfondissement spirituel dans la vérité et dans l’amour mutuel. Le rôle d’animation liturgique, les Equipes l’assument de concert avec les responsables du chant sacré : les uns et les autres approfondissant leurs connaissances liturgiques et africaines feront preuve de créativité pour rendre plus chrétiennes, plus africaines et plus priantes less célébrations liturgiques.
Quant à sa vocation d’approfondissement spirituel chaque équipe tâchera de la réaliser selon son rythme propre, pourvu qu’elle soit tendue vers ce but et apporte, à la base, sa petite et constante contribution d’une communauté qui se veut plus vraie, plus fraternelle, pour que s’y épanouissent des personnes libres et mûres.

I/ L’ACCOMPAGNEMENT SPIRITUEL
La recherche de la vérité et de la libération intérieure se poursuit à un niveau beaucoup plus profond avec le Directeur spirituel.
Le Séminariste dès son entrée au séminaire choisi son Directeur spirituel. Dans l’intérêt même du Séminariste, il convient, il est même normal que son Directeur spirituel soit son Confesseur ordinaire.
Le Séminariste considérera son Directeur spirituel comme son compagnon sur la route de la perfection chrétienne et son guide dans la recherche du Christ qui l’appelle à un service spécial dans son Eglise. Pour lui, il n’aura pas de secret : la réussite de sa vie spirituelle, la lucidité et la liberté de sa réponse au Christ sont à ce prix. Aidé de son Père spirituel, il apprendra courageusement à se renoncer, à prendre sa croix pour mourir à ses vues purement humaines, à sa volonté, et à suivre Jésus qui n’a d’autre souci que d’accomplir la volonté du père. Il ne se dérobera pas dans les exigences de la vie évangélique, assuré qu’elles lui procureront la victoire dans la liberté et dans la joie.
Pour le sacrement de la réconciliation, il est souhaitable que chaque Séminariste adopte un rythme régulier (chaque mois par exemple), dans le but d’être toujours apte au service du Seigneur et de se conformer à ses exigences. Sans vouloir dispenser le Séminariste de prendre ses responsabilités, le Séminaire s’efforce à la fois d’organiser des cérémonies pénitentielles régulières et d’offrir la possibilité de confesseurs extraordinaires.
La lecture spirituelle, que le Père Supérieur (ou un autre père délégué) animera, se fera hebdomadairement aux Séminaristes réunis par année. Elle sera l’occasion de l’apprentissage d’un discernement spirituel de la vie du Séminaire et de tous les événements quels qu’ils soient. Elle sera toujours bien préparée par le responsable, pour être suivie avec fruit par les Séminaristes.

II/ LES RETRAITES ET RECOLLECTIONS
Au début et à la fin de l’année scolaire, au début des temps liturgiques, une récollection est organisée. Les retraites préparatoires aux ordinations et institutions sont également prévues… Ces temps privilégiés d’intimité avec le Seigneur seront particulièrement désirés et vécus avec disponibilité et ferveur.
A l’occasion de la retraite qui précède l’une ou l’autre étape du sacerdoce, le candidat approfondira spécialement le contenu spirituel de la démarche pour en vivre concrètement.

III/ LES ETAPES DE LA FORMATION :
La première de ces étapes est le rite d’Admission parmi les Candidats au Presbytérat. Elle se situe pour le Séminaire Paul VI, à la fin de la troisième année de Séminaire, au début des études proprement théologiques. L’Admis devra vivre plus généreusement sa réponse à l’appel du Seigneur en acquérant effectivement la compétence propre au service presbytéral et en développant en lui, la ferme disposition de suivre le Christ et son Eglise.
La deuxième c’est le lectorat, qui se situe dans le courant de la première année du cycle théologique. Le lecteur se nourrira avidement de la Parole de Dieu et se laissera former par Elle dans l’Esprit.
La troisième est l’Acolytat. Cette institution se confèrera en deuxième année du cycle Théologique. Institué pour le service de l’Eucharistie, l’Acolyte témoignera un amour vrai pour le Saint Sacrement et pour le Corps du Christ, qui est le Peuple de Dieu, surtout pour les malades et les pauvres.
La quatrième nous amène au Diaconat qui sera conféré au terme de la dernière année de théologie. Le Diacre vit de la spiritualité du serviteur, dont le zèle et les initiatives jaillissent continuellement de l’attachement et de la fidélité au Christ ainsi que de la soumission à son Evêque. Il doit alors exprimer sa maturité à tous les points de vue, en attendant qu’on lui confie la charge presbytérale.


CHAPITRE TROISIEME : LA FORMATION INTELLECTUELLE

La durée des études au Séminaire Universitaire Paul VI est de six ans, hormis l’année du stage pastoral : trois ans de philosophie et trois ans de théologie.
Cette formation intellectuelle est assurée par l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest qui dispense un enseignement répondant aux soucis et aux aspirations des évêques de la CERAO.

I/ LA FORMATION PHILOSOPHIQUE :
La formation Philosophique s’étend sur trois (3) ans et est sanctionnée par les Diplômes du DEUG et de la Licence. Elle répond au souci ecclésial de la formation des formateurs de la foi, la complémentarité de la Philosophie et de la Théologie ayant toujours marqué l’Histoire de la formation intégrale de l’Homme dans l’Eglise. Le Pape Jean-Paul II ne le souligne t-il pas quand il dit : « La Foi et La Raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité » (Fides et Ratio).
Elle vise d’une part
à donner aux étudiants une solide culture philosophique par une bonne maîtrise de l’histoire de la philosophie et la connaissance des grands courants philosophiques actuels,
-à lui faire acquérir un habitus critique par une méthode d’analyse rigoureuse et de synthèse la plus objective possible,
-à le sensibiliser à la problématique existentielle de la société africaine d’aujourd’hui pour y porter un regard critique eu égard à son passé et à son devenir.
D’autre part, elle voudrait répondre à l’appel de l’Eglise qui se systématise à travers celle de Jean Paul II dans son Encyclique Fides et Ratio : « Retrouver dans les sillages d’une tradition philosophique constante et valable, les qualités de Sagesse authentique et de Vérité, y compris métaphysique de la pensée philosophique… (Éclairer) les divers champs de l’activité humaine par l’exercice d’une raison qui se fait d’autant plus sûre et perspicace qu’elle reçoit le soutien de la foi. »(Fides et Ratio n°106).

II/ LA FORMATION THEOLOGIQUE :
La formation Théologique s’étend sur trois (3) ans. Elle a pour objectif de promouvoir la recherche théologique en vue d’incarner et approfondir le message évangélique en terre africaine, à travers les cours, les séminaires et les travaux pratiques.
Elle valorise les élaborations théologiques où les dimensions biblique, dogmatique, patristique, historique, liturgique, pastorale, spirituelle sont en lien avec les données des sciences humaines.
Elle a pour souci de former des théologiens capables d’enraciner et de mûrir la bonne nouvelle du Salut dans la réalité africaine.
Ce premier cycle est organisé de telle sorte que les étudiants aient une formation théologique unifiée et complète, qui embrasse tout le contenu de la doctrine catholique.
L’enseignement académique s’articule autour de trois axes, qui tentent de distinguer les différentes matières, pour mieux les unir dans un effort de recherche et de réflexion plus organisé.
D’abord, les cours d’initiation introduisent l’étudiant à la réflexion théologique.
Ensuite, les cours fondamentaux posent les fondements théologiques, susceptibles d’aider à approfondir, en référence essentielle à la réalité africaine et à certaines questions spécifiques.
Et enfin les travaux de recherche permettent à l’étudiant d’apprendre concrètement des investigations qui engagent à une pratique théologique immédiate.
L’étude des langues bibliques s’étend sur deux années, elles constituent un instrument d’investigation de la parole de Dieu en vue de sa fidèle interprétation dans les langues africaines.
La troisième année est consacrée à l’approfondissement de la réflexion théologique en lien avec les réalités africaines des matières principales déjà étudiées et à la rédaction d’un mémoire en vue du Bac Théologique. En troisième année, on pose explicitement la problématique de l’inculturation et dans la recherche et dans les applications pastorales.
-Les Séminaristes n’oublieront cependant pas que
toute cette masse d’informations intellectuelles leur sera inutile s’ils ne cherchent pas, dès la première année, à se doter d’une solide méthode de travail personnel, qui leur permettra d’aller droit à l’essentiel pour l’assimiler en profondeur.
-Grâce au contact assidu avec les professeurs ils
apprendront à organiser et à utiliser au mieux leur temps pour maîtriser leur travail. L’assimilation intellectuelle dont dépend l’essentiel des convictions humaines et spirituelles qui les soutiendront toute leur vie, demande du temps et beaucoup de temps, aussi auront-ils soin de demeurer sur place, de façon stable et permanente. Qu’ils sachent profiter des temps libres pour se mettre à jour ou approfondir tel ou tel aspect de leur formation.
Par le silence, chacun s’ingéniera à créer le climat favorable au travail intellectuel, il sera méticuleusement gardé dans les chambres, lieux de travail et de repos, et non de recréation.
Une bonne méthode de travail intellectuel suppose aussi une bonne manière de se détendre l’esprit pour l’aérer et le rendre plus réceptif encore. C’est pourquoi le sport a sa place dans l’horaire et que chaque Séminariste est invité à pratiquer telle ou telle discipline. C’est une nécessité de sortir de sa chambre pour prendre de l’air. Il y a un temps pour étudier, il y a un temps pour dormir. Il y a un temps pour jouer : voilà la bonne méthode.

CHAPITRE QUATRIEME : LA FORMATION PASTORALE

I/ LES ACTIVITES PASTORALES ORDINAIRES
- L’un des soucis des Grand Séminaire de Côte d’Ivoire est
de donner aux Séminaristes une formation pastorale aussi complète que possible. Formation à la fois théorique et pratique. En effet, il ne suffit pas aux Séminaristes de s’exercer de façon théorique à l’art de l’apostolat. Il est absolument nécessaire qu’il y ait la pratique sur le terrain. C’est pourquoi une fois par semaine, les Séminaristes vont poursuivre leur formation pastorale dans les paroisses d’Abidjan.:
-Ces activités qui ne devront jamais être considérées comme un passe temps, ou des occasions d’évasion, devront être exercées METHODIQUEMENT sous la conduite et le CONTROLE PERMANENT du responsable de la paroisse ou de l’aumônier.
-Les Séminaristes s’engagent dans ces activités en vue de se former, d’où la nécessité d’une entière disponibilité à la formation, qualité première de tout disciple. Les Séminaristes considéreront les activités pastorales comme lieu privilégié d’écoute des autres, et de dialogue, et comme une école de formation pastorale qui leur permettra de toucher du doigt les problèmes de notre monde à évangéliser. Ils devront mettre ces moments à profit pour développer leurs aptitudes d’ouverture au monde.
-Ces activités seront préparées avec soin. Aussi, un temps est-il aménagé à cette fin. Il est à utiliser pleinement par chaque groupe qui mettra son point d’honneur à soigner son enseignement, à parfaire ses rencontres, ses réunions.
Pour ce faire, les Séminaristes se retrouveront par groupe :
- Première année de catéchisme
- Deuxième année de catéchisme
- Troisième année de catéchisme
- Quatrième année de catéchisme
- Apostolat dans les prisons
- Apostolat dans les hôpitaux
- Aumônerie des Mouvements d’Action Catholique.

Les prêtres responsables de la formation pastorale au Grand
Séminaire superviseront l’ensemble des groupes et les aideront à réfléchir sur ce qui est fait et sur ce qui reste à faire. Ils sauront prendre des initiatives qui favoriseront les échanges avec les curés de paroisses et l’harmonie dans le travail et la formation des Séminaristes.
Dans leurs rencontres avec les curés de paroisse et les pères responsables de la formation pastorale, les Séminaristes spontanément rendront compte de leur mission, souligneront les difficultés rencontrées exposeront les succès et feront des suggestions qui seront entièrement laissées à l’appréciation des responsables .Ils devront prendre conseil auprès des responsables de paroisse avant d’entreprendre quoi que ce soit (création d’un groupe ; visites aux paroissiens ; etc.) Il va sans dire que toutes ces activités ne porteront des fruits véritables que si elles sont accomplies dans un esprit de foi et portées dans la prière.

II/ LE STAGE PASTORAL :
SORTIR DELIBEREMENT, OU PAR INSOUCIANCE, OU PAR PARESSE DE L’ESPRIT QUI ANIME CE CHAPITRE SUR LA PASTORALE C’EST EXPRIMER SON DESIR ET SA VOLONTE DE CHANGER D’ORIENTATION.

CHAPITRE CINQUIEME : AU SERVICE DE LA VIE MATERIELLE QUOTIDIENNE
Pour s’occuper de la vie matérielle du Séminaire, l’Archevêque d’Abidjan nomme un économe. Il a la responsabilité globale de la vie matérielle de la Maison et gère les fonds mis à sa disposition.
Les Séminaristes verront aussi dans l’Econome un frère chargé de les aider à prendre effectivement leur part de responsabilité dans la vie matérielle de la Maison, dans le domaine de l’entretien et de la production. Ainsi, en toute simplicité, ils accompliront tous les travaux d’entretien du matériel, du mobilier et de la maison elle-même ; ils la maintiendront dans un état continuel de propreté. Ils s’occuperont spontanément du blanchissage de leurs propres linges. Ils considéreront de ce fait le travail manuel comme un moyen privilégié pour participer activement et dignement à la vie d’une maison qui n’a en propre d’autres ressources que les bras de ses fils. Cette prise en main de la vie matérielle de la maison par les Séminaristes, pourra conduire certains d’entre eux à entreprendre et mener à bien des travaux de production de denrées alimentaires par exemple. Négliger habituellement le travail manuel peut être considéré comme un manque de sens du bien commun et un signe assez évident d’une vocation douteuse.

Règle de vie du Grand Séminaire Paul VI (partie 1)

ORIENTATIONS FONDAMENTALES SPIRITUELLES

CHAPITRE PREMIER : LA VIE SPIRITUELLE

« Pour moi, vivre, c’est le Christ. Je vis mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi »

En entrant au Grand Séminaire, les jeunes gens manifestent leur désir de suivre le Christ, l’Unique Prêtre. Leur premier souci sera d’avoir le regard de contemplation qui veut aussi traduire leur amour pour celui qui les a séduits. Il leur permettra de découvrir rapidement que tout au Grand Séminaire, depuis les structures jusqu’aux personnes, veut les aider à grandir et à tout récapituler en Christ. En effet par différentes pistes (intellectuelle, morale, communautaire, pastorale) la formation au Séminaire tire son unité et sa cohésion interne de l’Expérience Spirituelle de la rencontre avec le Christ Vivant, objet du désir des candidats au sacerdoce.
S’ils ont le regard fixé sur le Seigneur qui redit à chacun d’eux : « Viens, suis-moi », et s’ils font l’effort de se nourrir de la Parole de Dieu et du Corps du Christ, sources de Vie, les séminaristes découvriront avec joie l’importance de la vie spirituelle, (de la vie de prière) qui seule donne un sens véritable à toute présence au Grand Séminaire. En effet, c’est la vie dans l’intimité avec le Christ qui précise et dynamise toute vocation. Elle seule peut faire grandir les futurs prêtres dans la lumière, la vérité, l’amour. Elle seule peut faire comprendre que devenir prêtre c’est donner toute sa vie au Seigneur pour l’Evangélisation et par amour pour le Christ et son Eglise.
Cela est folie aux yeux du monde. Mais cette folie est motif de fierté pour tous ceux qui trouvent leur joie et leur épanouissement dans le don total de leur personne, et qui font leur, le témoignage de Saint Paul qui est profession de foi en même temps que programme de vie : Pour moi, vivre c’est le Christ.
Dans notre monde en pleine mutation, il y a nécessité pour les séminaristes d’harmoniser leurs besoins légitimes avec la situation concrète de notre pays en voie de développement et de notre Eglise locale encore jeune qui se cherche au milieu de mille et une difficultés.
Ils doivent harmoniser leurs besoins tout à fait légitimes avec les exigences immuables de la vie en Jésus Christ. Dans l’un et l’autre cas, ils sont invités à opter volontairement, librement pour la simplicité de vie, la pauvreté, la communion avec les petits, les pauvres etc.
Dans les circonstances actuelles de notre pays, une telle vie n’est possible que si l’on se laisse guider par le Christ lui-même. Lui qui est lumière au-delà de toute lumière et Prêtre Eternel saura faire découvrir aux séminaristes le sens du don total à travers la pauvreté, l’obéissance, la chasteté.

I/ LA PAUVRETE
Les hommes de notre temps sont tous engagés dans la course aux biens matériels qui réveille et avive les égoïsmes particuliers. Mais malgré la cohue générale, la voix du Seigneur parvient aux oreilles de tel ou tel : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir… Va, vends tout ce que tu possèdes, donne le revenu aux pauvres puis, viens et suis-moi… et surtout n’oublie pas que si les renards ont leurs terriers et les oiseaux du ciel leurs nids, le Fils de l’Homme, (lui) n’a pas où reposer la tête. »
Il y a là plus qu’un bémol devant le désir pourtant normal et légitime de se procurer des biens matériels importants pour venir en aide aux parents.
S’ils regardent la pauvreté non pas comme une brimade mais comme une des conditions essentielles pour vivre avec le Christ, les séminaristes se sentiront heureux d’imiter le Maître qui sait, comme son père, ce dont ils ont besoin eux et leurs parents.
L’autre nom de la pauvreté c’est la générosité qui conduit à l’oubli de soi et au partage. Cette générosité, pour les prêtres et donc pour les séminaristes, se manifeste principalement par leur entière disponibilité qui est la qualité première du Serviteur et par le partage des biens matériels, spirituels et intellectuels.

II/ L’OBEISSANCE
L’obéissance chrétienne n’est pas une abdication de sa personnalité. Elle est imitation du Christ qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort pour rejoindre la volonté de son Père. Dans l’obéissance, le chrétien veut rejoindre la volonté de Dieu. C’est pourquoi les séminaristes qui désirent être entièrement au service du Seigneur et vivre en intimité avec lui, apprendront à soumettre leur volonté à celle de Dieu qui s’exprime par les structures du séminaire. C’est là d’abord et non ailleurs qu’ils devront trouver leur épanouissement.
Il est bon de noter que l’obéissance doit être considérée comme une des nombreuses conséquences du don total à Dieu. Elle est une forme plus exigeante encore de la pauvreté. En effet, passe encore qu’on ne possède rien, mais ne pas s’appartenir, quel dépouillement ! Renoncer volontairement à décider pour soi mais faire confiance à celui qui est constitué en autorité pour nous indiquer la route à suivre, après un dialogue simple et franc mais respectueux, voilà qui est évangélique.

III/ LA CHASTETE
Le don total au Seigneur suppose un amour total qui doit être vécu chez les prêtres dans la chasteté parfaite. Les séminaristes dont la vie spirituelle est une initiation à celle des prêtres seront formés avec un soin diligent à la chasteté. Déjà au séminaire ils doivent vivre dans la chasteté qui sera regardée non pas comme un mépris du mariage mais comme un renoncement à la société conjugale à cause du royaume des cieux (cf.Mt19,12 ; Décret sur la Formation des Prêtres n°10).
Dans la chasteté, les séminaristes adhèrent au Seigneur par un amour sans partage qui convient profondément à la Nouvelle Alliance et ils y trouvent une aide particulièrement apte à l’exercice continuel de cette charité parfaite qui leur permet d’être à tous dans le ministère. Comme l’obéissance, la chasteté, elle aussi, est une forme du don total à Dieu fait dans l’amour et qui permet, avec la grâce de Dieu une maîtrise de l’âme et du corps. Et cette grâce, les séminaristes peuvent la puiser en permanence en Christ surtout que pour eux, « vivre c’est le Christ. »
Relativiser la chasteté sacerdotale c’est reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre ; c’est remettre en question le don total de sa personne au Seigneur. C’est compromettre à l’avance toute sa vie sacerdotale qui se déroulera dans la pénombre de l’hypocrisie et de la duplicité.
Les éducateurs devront adopter une position, sans équivoque, devant les problèmes concernant la chasteté sacerdotale. Et cette position ne peut être que celle de l’Eglise Romaine qui est la nôtre. Les éducateurs seront particulièrement vigilants et sauront reprendre avec affection paternelle mais avec fermeté les séminaristes qui, dans ce domaine de la chasteté, érigeraient leurs faiblesses en principe ou qui trouveraient normales leurs chutes répétées.
Ils n’hésiteront pas dans certains cas à aller jusqu’à proposer ou décider un changement d’orientation. Mais il vaut mieux prévenir que guérir. C’est pourquoi les responsables veilleront à donner aux séminaristes une éducation affective positive, par l’acquisition de quelques vertus comme la prudence et la sincérité, informées par la foi et la piété.

1. La Prudence
Pour vivre la chasteté, il y a lieu pour les séminaristes de cultiver dès le séminaire, la vertu de prudence. Que le désir tout à fait légitime de partager la vie des autres jeunes ne conduise pas les candidats au sacerdoce à l’oubli de leur idéal qui est de se donner totalement au Seigneur par amour pour lui et pour le monde à évangéliser. Que leur désir tout à fait légitime d’être de leur temps ne les engage pas dans une vie d’impureté et quelquefois de débauche qui a pour premières conséquences le manque d’intérêt, de ressort pour les choses de Dieu et de l’Eglise, et surtout le manque de sincérité.

2. La Sincérité
Le désir que les séminaristes ont de vivre avec le Christ et en Christ les amène à placer toute leur vie sous le regard de Dieu, c’est-à-dire dans la vérité, la sincérité, qui ne tolère pas la duplicité, le mensonge, la malhonnêteté mais stimule à la franchise qui libère et forme la personnalité.
Le conseiller spirituel appelé communément directeur spirituel aidera les séminaristes à réfléchir et à prendre des décisions concernant leur vie et leur communauté à la lumière du Christ qui est la voie, la vérité et la Vie.

CHAPITRE DEUXIEME : LA VIE COMMUNAUTAIRE

Les séminaristes qui essaient de vivre avec le Christ découvrent rapidement que leur vie ne peut se dérouler que dans une communauté. C’est en Eglise en effet, que le Christ nous sauve. Et l’appel au sacerdoce est un appel à se mettre au service de la communauté mais comme membre à part entière de cette communauté.
Dans le cadre du séminaire c’est donc ensemble que les futurs serviteurs du peuple de Dieu se préparent à leur rôle, à leur vie de demain. Ils s’efforceront donc de vivre dans l’entente, la concorde, le partage et l’action de grâce, à l’exemple des premiers chrétiens :
« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur, qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait en propre mais entre eux tout était en communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2,42).
Le Grand Séminaire Paul VI accorde une importance particulière à la vie communautaire et considère que celle-ci doit se réaliser sur tous les plans :

I/ COMMUNAUTE DANS LA VIE COURANTE
L’esprit de famille si cher à l’africain doit se faire sentir dans cette communauté et se manifester dans la simplicité, la cordialité, la fraternité, le partage, l’attention aux autres et le savoir-vivre. La correction fraternelle doit y occuper une place de choix pour le bien de toute la communauté qui aspire à une vie toujours plus vraie et plus épanouie en Jésus-Christ.

II/ COMMUNAUTE SPIRITUELLE
Elle se soude dans la prière commune et plus spécialement dans l’Eucharistie, centre et sommet de toute vie du peuple de Dieu. La prière est en effet trait d’union à l’intérieur du corps mystique du Christ. Et l’Esprit Saint qui conduit l’Eglise nous révèle que nous sommes tous les enfants d’un même Père. « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba : Père ! » (Ga 4,6). C’est donc une attitude filiale que tous les séminaristes ensemble doivent adopter au cœur de leur prière adressée au Père. Mais cette prière doit les unir les uns aux autres et à toute l’Eglise. Ce faisant l’Esprit qui prie en eux les fera atteindre les objectifs auxquels Dieu les appelle et qui sont celles de la charité.

III/ COMMUNAUTE INTELLECTUELLE

Engagés tous ensemble à la suite du Christ pour se préparer à annoncer au monde la Bonne Nouvelle du Salut, les séminaristes reçoivent une formation intellectuelle conforme aux exigences de leur vocation et aux impératifs de notre temps. Au cours de leurs études, ils continueront d’avoir le regard fixé sur le Seigneur Jésus-Christ dont ils veulent connaître à fond le message. Là encore ils devront s’entendre et manifester ainsi une vraie communauté de réflexion, de recherches et d’échanges, une communauté tout entière enracinée en Christ et déjà axée sur les exigences futures de l’apostolat. C’est pourquoi les activités pastorales prévues par le Séminaire se prépareront en équipe avec l’aide des éducateurs. Ceux-ci seront convaincus de l’importance de leur manière de penser et d’agir pour les succès de la formation des séminaristes, sous la conduite du Supérieur, ils observeront entre eux une étroite union d’esprit et d’action, et formeront avec les séminaristes une famille qui réponde à la prière du Seigneur : « qu’ils soient un » (Optatam Totius n°5)

IV/CONDITIONS DE LA VIE COMMUNAUTAIRE

1. Les responsabilités
Dans une communauté comme celle du Grand Séminaire, les postes de responsabilités sont multiples. Ils ont été tous créés pour la bonne marche de la maison et donc pour le bien-être de tous et de chacun. C’est pourquoi, pour sauvegarder la cohésion, il faut exiger une entente sur les objectifs à atteindre la même constante dans les efforts et une vie en plein jour c’est-à-dire dans la vérité, sous le regard purificateur mais paternel de Dieu.

2. Le silence
Le silence est un élément fondamental de la vie en communauté. Etant donné que le Grand Séminaire se veut tout d’abord le lieu privilégié de la rencontre personnelle et communautaire avec le Seigneur Jésus-Christ, le silence doit y régner en permanence afin de favoriser la prière, la méditation et aussi le travail intellectuel par lequel les futurs prêtres continuent à pénétrer le mystère du Verbe Incarné et de son Eglise.
En outre, savoir faire le silence et créer une atmosphère de recueillement est, dans une communauté, un éminent acte de charité qui ne doit pas échapper aux séminaristes, appelés toute leur vie à faire attention aux autres.
Le bruit favorise la dispersion, la distraction, tandis que le silence conduit à la réflexion, au recueillement, à la prière.
Le silence aide à se découvrir tel qu’on est devant Dieu, c’est-à-dire un pécheur qui a besoin de conversion. Il peut être la traduction ou le signe de la confiance en Dieu. Et puis quand Dieu visite l’homme, la terre garde le silence (Is 41,1 ; Ps 76,9).
C’est donc à un silence de respect et d’adoration qui dispose à l’accueil de la volonté de Dieu que chacun est invité.


CHAPITRE TROISIEME : LA VIE INTELLECTUELLE


« Pour moi vivre c’est le Christ »

Le désir de vivre avec le Christ et pour le Christ crée le besoin de connaître davantage celui qui vous fascine et pour qui vous quittez tout. Mais quand le Seigneur appelle, c’est pour être envoyé comme témoin, comme messager de la Bonne Nouvelle, comme apôtre dans un monde qui connaît mal Jésus et qui, souvent le conteste. Il revient au Grand Séminaire de donner aux futurs prêtres, par une sérieuse formation doctrinale, les moyens de connaître en profondeur le message divin afin de le bien annoncer après l’avoir vécu.

I/ BUT DE LA FORMATION DOCTRINALE
Le but du Séminaire est de former des pasteurs d’âmes (Normes fondamentales pour la formation du futur prêtre. n°20.) La formation doctrinale ne pourra viser d’autres objectifs (76) et sera comme toute la formation sacerdotale, imprégnée d’esprit pastoral(94). Aussi, le but de la formation doctrinale est-il de donner aux futurs prêtres « en même temps qu’une culture générale accordée aux nécessités de notre temps, des connaissances larges et solides dans le domaine de la science sacrée, en sorte que avec une foi trouvant là son fondement et sa nourriture, ils soient capables d’annoncer dignement aux hommes de notre temps la doctrine de l’Evangile et de l’insérer dans l’ambiance culturelle d’aujourd’hui.


II/ LES ETUDES THEOLOGIQUES
Les études théologiques au grand séminaire comprennent :

1. L’Ecriture Sainte
Elle informe toutes les disciplines théologiques. Elle est l’âme de toute la théologie. C’est pourquoi elle sera enseignée avec un soin particulier de manière que la lecture et la méditation quotidienne soient pour les Séminaristes stimulant et aliment spirituels.

2. L’introduction au mystère du Christ et à l’histoire de Salut
Elle dégage le sens, l’orientation, le but et la cohérence des études ecclésiastiques ; en outre elle aide à assurer aux prêtres les fondements de leur foi, à comprendre plus profondément ce qu’est la vocation sacerdotale pour l’embrasser par un acte plus réfléchi.

3. La Sainte Liturgie
Elle est un lieu théologique de premier ordre dans lequel s’exprime la foi de l’Eglise et la vie sacramentelle. Les futurs prêtres apprendront à reconnaître les mystères du Christ « toujours présents et agissant dans les actes liturgiques (Décret sur la formation des prêtres n°15).
La liturgie est la source première et nécessaire de l’esprit authentiquement chrétien.

4. La théologie dogmatique
Elle sera exposée selon un plan qui propose en premier lieu les thèmes bibliques avant de montrer l’apport des pères….
Bref toute la théologie comme il est dit plus haut, doit avoir pour âme l’Ecriture Sainte, Parole de Dieu.



5. La théologie morale
Elle se présente comme une science nourrie elle aussi, de la Sainte Ecriture. Elle mettra en lumière la grandeur de la vocation des fidèles dans le Christ et leur obligation de porter du fruit dans la charité pour la vie du monde (15). Elle doit aider à discerner le bien suivant une conscience bien formée. Elle doit former les séminaristes à agir en hommes intelligents et libres et en chrétiens qui visent les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité.

6. La théologie pastorale
Elle fera ressortir la sollicitude paternelle de Dieu pour son peuple et insistera sur la formation au saint ministère « principalement la catéchèse et la prédication, le culte liturgique et l’administration, le devoir d’aller à la rencontre de ceux qui sont dans l’erreur et l’incroyance » (F.P n°19).L’Eglise est essentiellement missionnaire. C’est pourquoi le pasteur se préoccupera de la brebis perdue et de toutes les brebis qui ne sont pas encore dans le bercail.

7. L’histoire de l’Eglise
Elle présentera le visage de l’Eglise le long des siècles. Elle fera ressortir ce qui reste immuable et ce qui est sujet aux changements. Elle montrera comment l’Eglise éternelle du Christ traverse les différentes crises qu’elle rencontre et comment le passé aide à la compréhension du présent. Une profonde connaissance de l’histoire dédramatise les situations présentes, relativise les engouements pour les nouveautés et les désespoirs devant certains échecs. L’histoire de l’Eglise est une Ecole de sérénité car elle se souvient de la Parole du Christ : «Ne craignez pas, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. »



8. Le Droit Canonique
Il forme les futurs prêtres à la rigueur du jugement et aiguise leur sens de la justice et du devoir. Il fait ressortir la nécessité des Institutions qui se situent dans l’ordre de l’Incarnation. En effet, si l’Eglise vit de l’Esprit du Seigneur, le peuple de Dieu a besoin de s’organiser comme peuple vivant sur terre…. Ce qui ne réduit en rien l’action de l’Esprit du Seigneur qui est d’ailleurs le principal animateur des Institutions. L’enseignement du Droit Canon fera ressortir l’aspect pastoral propre à cette discipline.

9. Les langues
a) L’Hébreu et le Grec biblique
A toutes les disciplines citées plus haut, il faut ajouter les cours spéciaux d’Hébreu et de Grec biblique. Ces langues veulent être des moyens à la disposition des séminaires pour une meilleure connaissance de la parole de Dieu. Elles permettent de pénétrer scientifiquement l’esprit des Ecrits Bibliques.

b) Le Latin :
Les documents de l’Eglise Catholique Romaine sont rédigés en latin. Pour en saisir toutes les nuances ; il vaut toujours mieux aborder ces textes directement en Latin. La connaissance de la langue latine s’avère donc nécessaire car elle permet d’utiliser directement les sources de nombreuses sciences.


c) Les langues locales :
Si toute la formation des séminaires est orientée vers la pastorale, il se pose par le fait même le problème de la communication de la Bonne Nouvelle. Et c’est là que s’impose au prêtre la connaissance du peuple à évangéliser.
Pour ne pas être pris de court, les Séminaristes, au cours de leurs études, se feront le devoir de s’exercer à parler couramment leur langue maternelle et à l’approfondir. Mais il est souhaitable qu’ils se fassent enseigner (par des condisciples) quelques langues du pays selon leurs capacités.

Conclusion :
Toutes ces études visent à ce que les futurs prêtres présentent profondément la doctrine soigneusement puisée aux sources de la révélation Divine, à la lumière de la foi et sur la conduite, l’autorité du Magistère ; qu’il la convertisse en aliment de leur propre vie spirituelle, qu’ils deviennent capable de la défendre dans leur ministère sacerdotal, de l’annoncer et de l’exposer pour le bien spirituel des fidèles. (FT)
Toutes ces études très importantes pour l’Eglise qui à besoin des prêtres compétents dans leurs domaines et ouverts sur le développement des autres sciences. Les séminaristes contribueront efficacement à leur propre formation doctrinale par leur sérieux au travail.


CHAPITRE QUATRIEME : LA VIE PASTORALE

La formation au séminaire, est orientée vers la pastorale, qui est le moyen le plus sûr de révéler le Christ au monde. Par elle, les hommes de bonne volonté en quête de la vérité découvrent le dessein bienveillant de Dieu et l’amour profond de Jésus pour l’humanité. En Christ, ils voient le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis (Jn 10,5), qui court après la brebis perdue et qui veille attentivement sur l’ensemble du troupeau. Les futurs prêtres qui sont de futurs pasteurs à l’exemple de Jésus-Christ recevront une solide formation pastorale. Ils apprendront à cultiver le zèle apostolique. Ils apprendront à développer en eux la charité pastorale de manière à être demain de véritables signes de la sollicitude de Dieu pour les hommes. Déjà au Séminaire chacun d’eux s’exerce à être tout à tous, et trouvera son bonheur à faire le bien.
Mais ils veilleront dès le Séminaire à la communion avec leur Evêque premier pasteur du diocèse. En effet, il n’y a de véritable pastorale qu’en union avec l’Evêque garant de l’unité du troupeau. C’est pourquoi dès le Séminaire les futurs prêtres regarderont leur Evêque comme un père qu’ils aimeront et dont ils sauront recevoir des orientations pastorales pour la vie et l’unité de toute l’Eglise locale.
Cette communion devra se vivre quotidiennement avec les confrères appelés à la même tâche et avec tous les autres. Tous pasteurs à la suite du Christ ils se donneront la main pour travailler dans le champ du Seigneur.
Les séminaristes seront donc instruits soigneusement de tout ce qui regarde le Saint ministère et de la manière de travailler en union avec son Evêque et en équipe sacerdotale. Que les éducateurs leur apprennent à exercer personnellement leur responsabilité dans des tâches accomplies par ailleurs en collaboration. Qu’ils soient initiés à la pratique pastorale par des expériences appropriées. La prédominance des moyens surnaturels doit être sauvegardés (Décret sur la formation des prêtres n°I9).
« Il faut paître l’Eglise avec l’élan du cœur, de façon désintéressée, en devenant les modèles du troupeau ; alors vous serez récompensés par le Chef des pasteurs » (I.P. 5/3) Xavier Léon Dufour.

Règle de vie du Grand Séminaire Paul VI (Préambule)

Jean le Baptiste fixe les yeux sur Jésus et dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » A ces mots, deux de ses disciples se mettent à suivre Jésus. Jésus se retourne et leur demande : « Que voulez-vous? » Ils répondent : « Maître, où demeures-tu ? » Et Jésus de leur dire : « Venez et voyez » (Jn. 1,35-39)

Cher Ami,
Tu as déjà commencé à suivre Jésus. Mais voilà que le Maître te demande comme aux deux disciples de Jean : « Que veux-tu ? » Ta réponse n’est pas différente de celle des disciples. Et Jésus te dit : « Viens et vois. »

En entrant au Séminaire tu veux passer ton temps avec lui, demeurer auprès de lui pour mieux le connaître, pour mieux l’aimer, mais aussi pour mieux t’imprégner de son enseignement car tu sais que demain il t’enverra porter la Bonne Nouvelle au monde. Assieds-toi donc et, avec la lumière du Seigneur, parcours ces pages qui sans être l’Evangile, sont inspirées de l’Evangile et de l’Enseignement de l’Eglise. Elles ont été écrites pour t’aider à découvrir tout ce qui est déployé comme effort pour te faire connaître et aimer Jésus-Christ que tu suis, et pour t’indiquer ce que l’Eglise attend de toi pendant les six années que tu dois passer dans ce Séminaire pour te préparer à être apôtre avec le Christ.

Tu le remarqueras à la lecture. La première partie de ce document qui est une Règle de Vie, présente le contenu spirituel et intellectuel de ta formation qui doit se faire au sein d’une communauté tout entière tendue vers l’annonce de la Bonne Nouvelle proclamée non seulement par la parole mais par toute la Vie. Quant à la deuxième partie, elle énumère en les développant quelquefois, les dispositions pratiques nécessaires à la réalisation de l’objectif fixé.
Ce document ne fait que t’indiquer le Christ. Il dépend de toi de répondre à l’invitation du Seigneur qui te dit : « Viens et vois… »

C’est alors que l’essentiel de ta vie avec lui commencera par l’étude et la méditation de sa Parole. Tu feras alors de l’Evangile et de l’Eucharistie ta nourriture de chaque jour. Et tu t’apercevras que tu as choisi la meilleure part.

Les Statuts du séminaire diocésain d’Abidjan

SApprouvé le 20 mars 1996

TITRE I : NOTION-NOM-BUT
Article 1 :§1- En vertu du can. 237§1, est érigé dans l’Archidiocèse d’Abidjan un centre de formation à la vie sacerdotale dénommé : SEMINAIRE UNIVERSITAIRE DIOCESAIN D’ABIDJAN.
§2- Il s’agit d’un Grand séminaire tel que décrit par le Code du droit Canonique du can. 237 au can.264.

Article 2 : Son but est d’encadrer les séminaristes inscrits à l’Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest (ICAO) d’Abidjan et de suivre leur formation spirituelle, intellectuelle, morale et pastorale.

Article 3 : Le séminaire Universitaire d’Abidjan est de statut diocésain. Cependant, il est ouvert à tout candidat au sacerdoce régulièrement envoyé par son évêque ou son supérieur religieux.

TITRE II : LES FORMATEURS
Article 4 : La formation intellectuelle est assurée par les professeurs de l’institut catholique de l’Afrique de l’Ouest.
Cependant elle est complétée par l’équipe des prêtres chargée de l’encadrement des domaines tels que la liturgie, la spiritualité, la pastorale…

Article 5 : L’équipe des formateurs est nommée par l’archevêque d’Abidjan. Elle comprend : un Recteur, un Directeur spirituel et un Econome (cf. can. 239 §§ 1 et 2).
a) Le Recteur porte dans la vie du Séminaire, la charge principale et dans toutes les affaires à traiter, il agit au nom du Séminaire (cf. can. 238 §2). Il sera un homme pénétré de l’esprit sacerdotal et apostolique, capable de coopération fraternelle dans le travail commun d’éducation.
b) Le Directeur spirituel est l’animateur principal de la vie spirituelle. Il lui revient d’organiser concrètement tout ce qui concourt à la formation spirituelle des séminaristes (Récollections, Retraites…) (cf. can. 139 §2).
c) L’Econome porte la charge de la vie matérielle du séminaire. Sous l’autorité du Recteur, il administre les biens temporels du Séminaire et rend périodiquement compte de sa gestion à l’Archevêque d’Abidjan.

Article 6 : Le mandat des formateurs est de trois ans, renouvelables deux fois consécutives.

Article 7 : Les formateurs sont rémunérés conformément aux dispositions en vigueur.

TITRE III- LES SEMINARISTES
Article 8 : §1 – Les séminaristes du Séminaire Universitaire d’Abidjan sont recrutés selon les normes en vigueur dans l’Eglise Universelle et en Côte-d’Ivoire. Toutefois, est exigé le baccalauréat de l’enseignement secondaire ou un diplôme équivalent.
§ 2 - Il revient à l’archevêque d’Abidjan d’affecter les séminaristes au Séminaire Saint-Paul d’Abadjin-Kouté et au Séminaire Universitaire selon les besoins de l’Archidiocèse.

Article 9 : Tout le long des années d’études, les séminaristes font l’objet d’un discernement attentif de la part de l’ensemble des différents partenaires de leur formation : les Encadreurs du Séminaire, l’Ordinaire du lieu, les Communautés paroissiales dont ils sont issus, etc.

Article 10 : § 1 – Tout séminariste qui au jugement du conseil des formateurs, se relève inapte à la vie sacerdotale, sera invité à temps à s’engager sur une autre voie.
On l’aidera au besoin.
§ 2 : Tout séminariste qui viole gravement les règles disciplinaires propres au Séminaire sera puni d’une juste peine dont les formes les plus graves sont d’abord, le renvoi à l’autorité ecclésiastique dont il dépend, puis l’exclusion du Séminaire.

Article 11 : L’archidiocèse d’Abidjan passera une convention avec les Grands Séminaristes de Côte-d’Ivoire afin d’y orienter éventuellement des séminaristes du Séminaire Universitaire.

TITRE IV- LA FORMATION
Article 12 : §1- La formation intellectuelle et doctrinale est dispensée par l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest d’Abidjan. Les formateurs du Séminaire y apporteront le complément nécessaire, notamment pour ce qui concerne la spiritualité, la Liturgie…
§ 2- La formation à la vie spirituelle, communautaire et pastorale sera assurée au sein même du Séminaire.

Article 13 : À la fin du cycle de philosophie, les séminaristes feront une année de stage pastoral dans une institution de l’Archidiocèse, conformément aux dispositions en vigueur en Côte-d’Ivoire.

TITRE V – LES RESSOURCES
Article 14§1 – Le Séminaire Universitaire Diocésain sera financé sur fonds diocésains propres, provenant des quêtes (cf. can. 1266) et dons des fidèles.
§ 2 – Les autorités compétentes auront également recours à d’autres sources de financement : subventions, legs, investissements productifs…

TITRE VI – MODIFICATION
Article 15 : Les statuts du Séminaire Universitaire d’Abidjan sont ad experimentum pour trois ans à compter de son approbation par l’archevêque d’Abidjan.

Article 16 : Les statuts peuvent être modifiés si la nécessité se fait sentir. L’initiative peut venir de l’Archevêque d’Abidjan ou du Recteur et des Formateurs

Paul VI : Origine, baptême, objectifs

Séminaire Universitaire Paul VI tel est le nom officiel qu’a choisi l’Archevêque d’Abidjan pour le baptême du S.U.D.A. (Séminaire Universitaire Diocésain d’Abidjan) fait le 06 mai 2000 par Mgr Mario ZENARI, nonce apostolique de l’époque. Ce nom fait référence à une figure rénovatrice dans l’Eglise Catholique ; Le Pape Paul VI. Il n’y avait pas meilleure référence, vu les attentes à l’égard de cette maison. Sans vouloir en faire l’historique, nous rappelons que c’est le Pape qui a donné libre voie au développement, pas seulement économique, mais en insistant sur la croissance intégrale promouvant tout l’homme et tout homme. Il déclarait ainsi que le développement était le nouveau nom de la paix.

La requête de notre institution répond bien, au sein du clergé ivoirien, à cette exhortation qu’il lance dans son encyclique : « Le développement exige des transformations audacieuses, profondément novatrices. Des réformes urgentes doivent être entreprises sans retard. A chacun d’y prendre généreusement sa part, surtout à ceux qui, par leur pouvoir, ont de grandes possibilités d’action ». (Populorum Progressio n°32).

Il va sans dire que c’est lui qui a autorisé à nouveau en 1965 le ministère des prêtres au travail, après la suppression par Pie XII en 1954. On a pu voir ainsi des prêtres immergés, en France, de diverses manières dans le monde professionnel (chercheurs, ingénieurs…). Cela rime bien avec les objectifs extensifs de la création du séminaire universitaire. Toutefois, cet aspect reste subordonné à un autre plus global et plus important autant qu’il est d’une actualité pressante pour notre Eglise d’Afrique : la question de l’évangélisation des peuples aujourd’hui. La manière poignante et décisive avec laquelle Paul VI traite la question dans son Encyclique « Evangelii Nuntiandi » (1975), apparaît comme l’exhortation fondamentale à laquelle répond l’objectif directeur des recherches de l’U.C.A.O.

L’idée de création du S.U.D.A. a été tirée de cet élan de l’U.C.A.O. Face au drame de la rupture entre l’Evangile et la culture, le Pape demande aux peuples d’être leurs propres missionnaires par une inculturation de l’Evangile. Celle-ci consiste surtout à annoncer l’Evangile de telle sorte que la vie de Dieu transforme, recrée, inspire la culture locale dans son stade présent, et lui permettre d’être un puissant facteur d’humanisation.

Le Séminaire universitaire Paul VI vu de l'extérieur


Le bâtiment des Pères


La Grotte


Le Bâtiment des séminaristes


La cour intérieure

Présentation et Origines

Le séminaire Universitaire Paul VI est situé derrière la cité Mermoz, précisément à la rue 65 sur l’Avenue Jean Mermoz, en allant à l’institut GOETHE. Dans la première année de son existence, il constituait tout simplement un foyer, une sorte de centre d’accueil pour les séminaristes. Ce centre avait pour objectif d’accorder une chance aux séminaristes qui faute de places au philosophât d’Abadjin-Kouté, ne pouvaient être laissés-pour-compte.

Par la suite, avec l’ouverture du premier cycle de théologie à l’ICAO, et pour éviter tout problème de transfert au Séminaire d’Anyama qui lui aussi était saturé, le foyer fut érigé en Séminaire à la rentrée académique 1996-1997.

L’érection du foyer en séminaire n’échappe pas à la discipline du droit de l’Eglise Catholique. Elle a été faite conformément aux normes établies par le Code du Droit Canonique qui stipule que « dans chaque diocèse il y aura un grand séminaire là où c’est possible et opportun » (can.237§1).
Les statuts du Séminaire Universitaire ont été envoyés à la Congrégation de la Curie Romaine qui érige ou approuve les Universités et les instituts ecclésiastiques, ou encore ratifie leurs statuts d’après la constitution apostolique Pastor Bonus du 28 juin 1988 (voir l’art.116§2).

Les séminaristes orientés à l’U.C.A.O. font trois (3) années de cours en philosophie. A la fin de la troisième année qui clôt le premier cycle en cette matière, ils présentent une licence Universitaire. Après ce premier cycle les séminaristes font leur admission parmi les candidats officiels destinés au presbyrterat, puis partent pour le stage pastoral. Après le stage ils reprennent leurs études au premier cycle de théologie pour une durée de trois (3) ans, couronnées par le baccalauréat en théologie.

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